A propos d'urbanisme

 

L’association « les Sorgues Vertes » est née de la nécessité et de l’urgence de faire connaître et de préserver le Pays des Sorgues.

 

 

Longtemps préservée du fait de la richesse de son agriculture et de la beauté de ses paysages, la plaine comtadine s’urbanise aujourd’hui à grande allure. En pleine nature ont fleuri ZAC (zone d’aménagement concerté) et commerces, hangars et dépôts de matériaux, giratoires et lotissements. Le long de la voie rapide Avignon /Carpentras, les coques de piscine dressées concurrencent les haies de cyprès. Un univers moche, chaotique, semblable à tout se qui se fait de moche et de chaotique à la périphérie de nombreuses villes de France.

 

         

Depuis 1983, les lois de décentralisation donnent tout pouvoir aux maires en matière d’urbanisme. Ce qui aurait pu s’avérer un atout pour la mise en valeur de chacun de nos terroirs, s’est, souvent, transformé en volonté d’hégémonie : compétition pour l’implantation des ZAC (chacun la sienne !), lotissements « tartinés au kilomètre »   au détriment des terres agricoles et des espaces naturels, zones de loisirs coûteuses et disproportionnées, spéculation foncière et développement… des transports individuels.

 

Un peu partout des voix s’élèvent pour une urbanisation plus intelligente, moins dévoreuse d’espace, plus respectueuse de l’environnement. Moins synonyme de risques accrus pour la population (voir notre dossier « inondations »), et pour la préservation de vastes espaces de respiration, permettant la vie dans toute sa diversité.

 

Pourtant, lorsqu’en 2007,  dans un but d’aménagement cohérent du territoire, on interroge nos élus sur leurs projets, la juxtaposition de ceux-ci en matière de construction est sidérante : si on les suit, Avignon et Carpentras se rejoindront à l’horizon 2020 (voir notre dossier « SCOT »).

 

Fatalité ? Seulement si nous, les citoyens, au nom desquels nos édiles construisent des villes à la campagne, transforment nos campagnes en dortoirs, stérilisent irrémédiablement notre terre nourricière,  laissons faire.

 

Répondre au besoin impératif de se loger ne veut pas dire construire n’importe quoi, n’importe où, pour « piquer » des habitants à la ville voisine et augmenter d’autant la population de son fief.

 

Nous avons la chance que le Pays des Sorgues soit encore aujourd’hui une oasis :

Ne laissons pas bétonner notre oasis !

 

Agissons maintenant !

 

            Depuis la loi Solidarité et développement urbains du 13 décembre 2000 (dite loi SRU), nos communes ou inter communes sont incitées à remplacer leurs anciens Plans d’Occupation des Sols (POS) par des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU).

Ces derniers :

  • devront s’inscrire « dans des objectifs plus lointains que leur propre durée » : Allusion au concept de développement durable, défini comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs " (Rapport « Notre avenir à tous » de la Commission des Nations Unies sur l’environnement et le développement durable, dit rapport Brundtland) »,
  • seront soumis aux décisions des SCoT (Schémas de Cohérence Territoriale), documents stratégiques, présentant les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement du territoire pour les 10 années à venir et qui s’élaborent actuellement.

           

            La tentation est grande pour certains élus de mener à bien, très vite, les projets urbanistiques qui leur tiennent à cœur ! Pour certains de ces projets, la Sorgue et son extraordinaire réseau de plus de 500 Km de bras et de canaux, apparaît, au pire, comme un empêcheur de construire facilement, et il convient de la buser ou d’en faire disparaître certains tronçons, au mieux comme un réservoir, dans lequel il suffit de puiser, ou un égout pour nos pollutions.

 

            Les Sorgues Vertes estiment que maîtriser la pression foncière, c’est garantir un développement économique et sociétal durable du territoire, favoriser son attractivité, maintenir sa diversité garantie d’équilibre, promouvoir la sauvegarde de son patrimoine naturel atout du développement local, répondre aux attentes du plus grand nombre.

C’est aussi préserver l’avenir.

 

 



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