Althen des Paluds, pays d'eau...

Paluds, vient du latin palun qui signifie marais. Avant d'être, le 4 juin 1845, érigée en commune, Althen des Paluds constituait une part des paluds de Monteux.

Lorsqu'à partir de 1516, le parlement de Monteux commence d'aliéner une partie des Paluds, les acquéreurs procèderont à l'assainissement des marais en creusant des canaux et en élevant des chaussées.

 

La papauté s'en mêlera, parfois, comme en témoigne cette information donnée, au nom du pape, par le cardinal Pauluey au Conseil de Monteux, que le Saint Père s'oppose à la construction du canal (d'irrigation) de Mérindol à travers le Comtat, "comme étant préjudiciable aux habitants par l'accroissement des eaux dans le territoire de Monteux, déjà sujet à de grandes inondations" (16 juillet 1719)

 

Les hommes n'ont jamais relaché leurs efforts pour se mettre hors d'eau. L'eau n'a jamais cessé de tenter d'y reprendre son territoire.

Le 13 octobre 1733, l'on relève une plainte des tenanciers des Paluds, sur ce "que le dit terroir des Paluds n'est pas des meilleurs, il est encore fort aquatique, et outre qu'il est aquatique, les eaux de la pluie ne peuvent s'écouler, car il n'existe aucun pont sur la limite avec Entraigues ni sur le grand chemin de Monteux à Avignon. le Conseil délibère que ces deux ponts seront construits aux dépends de la commune.

 

Les archives de la nouvelle commune d'Althen continueront de se faire l'écho de cette lutte sans fin entre les hommes et l'eau.

Il est, par exemple, noté qu'en 1906, un ballon en provenance de Lyon atterrit sur le territoire communal. Nulle bizarrerie à cela... si l'on excepte le fait qu'il croyait amérir !

L'hiver suivant, 1907-1908, les élèves resteront 3 mois sans pouvoir rejoindre leur école...

 

Ainsi, les décisions des Conseils municipaux successifs, témoigneront alternativement des inondations (1889, "inondations dans le quartier du Jas de la Sorgue et de l'Ouvèze") et des dépenses pour les prévenir (16 octobre 1890, "défense contre les inondations de la Sorgue et de l'Ouvèze").. ou pour en pallier les effets parfois macabres : en 1887, la présence de l'eau interdit l'inhumation de monsieur Michel François. Le docteur Fauriel, médecin à Entraigues, facturera 20 francs la désinfection nécessaire au maintient de la salubrité. Résignée, la municipalité prendra le coût à sa charge au titre de "dépense imprévue" ..



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